Nigelle

Tasbih ou chapelet 200 (Naqshbandi)

Chapelet ou Tasbih Naqshbandi en bois de 200 grains avec compteur

Ce chapelet se présente comme un double chapelet 100+99

Un côté permet de faire le Dhikr Classique aprés chaque Salât, l'autre contient des séparations propres au Wird de la voie soufie Naqshbandi

Fabriqué à Chypre par des Mourides

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Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licité de l'usage du chapelet (subha). Certaines personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable à son utilisation, la qualifiant d'innovation blâmable (bid'a) en argumentant de la faiblesse des ahadîths utilisés.
 
En premier lieu, il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb).
 
L'imâm Jalal-al-dîn al-Suyûtî dans son livre "al-Minha fî as-sabha" ("Les bienfaits du chapelet") a réuni beaucoup d'informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîth marfu' rapporté par 'Alî: « Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet! »
'Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les "Zawâyid az-zuhd" que Abû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds; il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu'il y avait de nœuds ». Selon d'autres sources, Abû l-Dardâ' faisait de même.
On rapporte que Jâbir a dit qu’une femme a vu Fâtima, fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète –que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui -, en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds.
Abû Dawûd, Tirmidhi, Nasaï et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth ("Sunan") rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa’d Ibn Abî Waqqâs et l’Envoyé de Dieu - que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui- s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet. Le Prophète lui a dit : « Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis : "Gloire à Dieu autant  de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant  de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant  de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. " »
Ibn ‘Abidin, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète (S) ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit.
On rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque dit 70000 fois : "Pas de divinité si ce n’est Dieu", Dieu interdit qu’il aille en enfer. » Or, comment compter 70000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper.
Un règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés. En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre d’ahadîth, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également. 
 
Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation du subha.
Ibn al-Jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se référant au hadîth de Sâfiyya qui "glorifiait Dieu" en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé. Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet. »
Shaykh Mohammed Ibn 'Allan, dans "Al-Futuhât ar-rabbâniya 'alâ al-adhkar an-nawâwiyya" écrit: « L'emploi du chapelet se justifie davantage quand il s'agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l'esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr. »
Le shaykh Abdel-Kader Aïssa, dans son livre "Les Vertus du Dhikr", observe que « le serviteur invoque Son Maître (…) [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu'il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental .»
Shaykh Abdel-Kader Aïssa, Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996

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